ACTUALITEDEVELOPPEMENT

Togo/inondation totale: improvisation sans fin et politique de deux poids deux mesures

Depuis quelques jours les Togolais vivent une situation catastrophique due aux inondations. La quasi-majorité des Togolais n’est épargné par les dégâts causés par l’eau de pluie. Cependant la gestion de cette crise par le gouvernement est chaotique. Au lieu de prévoir des moyens humains et financiers pour juguler l’inondation, les tenants de ce pouvoir sont encore dans l’amateurisme. Près de 60 ans de gouvernance approximative, le pouvoir RPT-UNIR a  failli sur tous les plans.

 

Ce qui est encore grave, l’Agence nationale pour la salubrité publique (ANASAP), cette agence créée parallèlement par le pouvoir dictatorial de Lomé pour contrecarrer les actions des maires,  gère la crise de façon sélective. La politique partisane est encore rentrée dans la résolution de cette inondation. Cette Agence préfère la résolution des cas de leurs partisans à celle des autres Togolais si bien que les sinistrés des quartiers de Bè considérés toujours comme le bastion de l’opposition sont laissées à leur triste sort. Des appels incessants à partir du numéro vert 170 venant des victimes de l’inondation habitant les quartiers Bè ont une minime chance d’avoir un retour. Pire, des actions spontanées ne sont pas dirigées vers ces sinistrés. Interrogés sur cette lenteur, des agents de l’ANASAP  évoquent une raison évasive:  « Nous sommes débordés par la situation ».  Et si tel est le cas, pourquoi le traitement des sinistrés tient compte de l’appartenance politique ou de l’accointance politique avec des autorités ? Il va sans dire que ce  sont tous les Togolais qui doivent bénéficier de cette solidarité publique.

Nous interpellons des autorités politiques et municipales d’avoir un droit de regard sur ce qui se fait sur le terrain en matière de secours aux victimes des inondations.

Dans le cas des habitants des quartiers de Bè, la situation s’est aggravée à partir du moment où les autorités ont fait ramasser les sables sur les rues lorsque  Gilbert Fossoun  Houngbo était à la primature.  La stagnation des eaux de pluies est encore exacerbée par  l’abandon des chantiers de bitumage des voies entamées depuis plus de trois ans et qui sont à l’abandon.

Il urge de parer aux urgences afin  d’éviter la politique de deux poids deux mesures qui crée de la frustration en matière de gestion des crises.

Anges Gbedode

 

 

📧 echosdumonde123@gmail.com 📞 228 92 41 16 66 / 99 46 17 57