Plus de trois ans après le meurtre tragique de Eyram Fortune Kolagbè, la justice française a rendu son verdict. Le 7 mai 2026, la Cour d’Assises d’Aix-en-Provence a condamné Sergio de Magalhães Basto à 30 ans de réclusion criminelle, la peine maximale prévue dans cette affaire criminelle particulièrement violente.

Des proches de Fortuné Klolagbé posant devant son poster
Âgée de 22 ans au moment des faits, Eyram Fortune Kolagbè était une étudiante togolaise inscrite en Licence 3 de Sciences de gestion à Université d’Aix-Marseille. Le 4 décembre 2022, la jeune femme avait été sauvagement assassinée à Cabriès, dans le sud de la France, alors qu’elle rentrait de son travail chez Burger King.
Selon les éléments du dossier judiciaire, la victime avait reçu plus de 14 coups de couteau à un arrêt de bus, aux alentours de 21h15. L’agression, qualifiée de gratuite et d’une extrême violence, avait profondément choqué aussi bien la communauté togolaise que l’opinion publique française.
Une condamnation maximale prononcée par la justice française
Dans un communiqué officiel, Maître Guillaume Garcia, avocat représentant les intérêts de la famille Kolagbè, a confirmé que la Cour et les jurés avaient retenu la peine la plus lourde contre l’accusé.
Outre les 30 années de réclusion criminelle, la condamnation est assortie d’une période de sûreté correspondant aux deux tiers de la peine ainsi que d’une interdiction définitive du territoire français.
Des proches de Fortuné Klolagbé posant devant son poster
L’avocat explique que cette sévérité judiciaire repose notamment sur les conclusions alarmantes de l’expertise psychiatrique réalisée durant le procès.
Un profil jugé « extrêmement dangereux »
Au cours des audiences, l’expert psychiatre mandaté par la justice a décrit Sergio de Magalhães Basto comme présentant des « traits psychopathiques sévères et incurables ». Le rapport évoque également de lourdes addictions à la drogue et à l’alcool, ainsi qu’un risque élevé de récidive.
Ces éléments ont pesé lourdement dans la décision des jurés de la Cour d’Assises d’Aix-en-Provence, qui ont estimé que l’accusé représentait une menace majeure pour la société.
Une affaire qui avait ému le Togo et la diaspora
Le meurtre d’Eyram Fortune Kolagbè avait provoqué une vive émotion au Togo et au sein de la diaspora africaine en France. Une marche blanche organisée à Marseille le 11 décembre 2022 avait réuni de nombreux proches, étudiants et membres de la communauté togolaise venus réclamer justice pour la jeune étudiante.
Plusieurs personnalités, dont Emmanuel Adebayor, ainsi que l’ambassade du Togo en France, avaient également exprimé leur indignation après ce drame.
Pour la famille Kolagbè, ce verdict marque une étape importante dans un long combat judiciaire, même si la douleur causée par la disparition brutale de la jeune étudiante demeure intacte.
Source: Togoscoop



