Le Groupe Ecobank, a annoncé le 09 mars 2026, une augmentation de 194 % des financements accordés aux entreprises dirigées par des femmes du secteur formel, avec 780 millions de dollars US de prêts accordés en 2025, contre 265 millions de dollars US en 2024.
Par conséquent, ses initiatives axées sur le genre accélèrent l’entrepreneuriat et la croissance économique locale à travers l’Afrique. Faut-il le préciser, cette information est contenue dans le Rapport sur le Programme du Genre à Ecobank, publié dans le cadre de l’édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmes.

En effet, les femmes entrepreneures jouent une partition essentielle dans les économies africaines par la création d’emplois, soutiennent des familles puis renforcent les chaînes de valeur locale. Pourtant, malgré des niveaux élevés d’entrepreneuriat, les entreprises dirigées par des femmes sur le continent continuent de faire face à un déficit de financement estimé à 42 milliards de dollars, ce qui limite leur capacité à se développer, à investir et à croître
C’est face à ce défi que la Banque panafricaine a décidé d’agir.
Élargir l’assiette des financements
Initialement lancé en novembre 2020 pour soutenir les entreprises dirigées par des femmes touchées par la crise du Covid-19, le programme Ellever d’Ecobank est devenu l’initiative bancaire dédiée aux femmes la plus étendue géographiquement sur le continent, soutenant plus de 103 000 femmes entrepreneures du secteur formel à travers l’Afrique. Suite à son extension dans 26 pays d’Afrique de l’Ouest, centrale, de l’Est et australe en 2025, le programme a enregistré l’intégration de 21 000 nouvelles entrepreneures dans son écosystème, tandis que plus de 24 000 femmes ont bénéficié de formations, de mentorat ou d’autres formes d’accompagnement non financier.
Aussi ledit programme, a-t-il réussi à connecter les entreprises dirigées par des femmes avec des opportunités de commerce continental via l’Ecobank Single Market Trade Hub, permettant aux entrepreneures d’atteindre des clients et partenaires dans différents marchés africains et de s’étendre au-delà de leurs pays d’origine.
Un soutien accru aux entrepreneures à la base
Ecobank étend également son soutien aux femmes entrepreneures opérant dans l’économie informelle. Grâce au programme MAMA, lancé au Ghana en 2024, la banque propose des crédits subventionnés, des solutions d’épargne adaptées et des conseils pratiques pour la gestion d’entreprise aux femmes qui dirigent de petites entreprises ou des activités informelles.
Nombre de ces entrepreneures génèrent des flux de trésorerie quotidiens solides, mais restent exclues du financement traditionnel en raison d’un manque de documentation ou de garanties. En accompagnant progressivement la formalisation des entreprises et la constitution d’historiques financiers, le programme permet à ces femmes de passer vers l’économie formelle et d’accéder progressivement à des financements plus importants. Entrant dans sa deuxième année, l’initiative a déjà intégré plus de 10 000 femmes actives dans le secteur informel, tandis que plus de 2 000 femmes ont bénéficié de crédits subventionnés pour un montant total de plus de 1,8 million de dollars US.
Mobiliser des capitaux pour combler le déficit de financement lié au genre
Ecobank mobilise également de nouvelles sources de financement afin d’élargir l’accès au capital pour les entreprises dirigées par des femmes. En mars 2025, Ecobank Côte d’Ivoire a lancé la première obligation genre (Gender Bond) dans la région UEMOA et seulement la deuxième en Afrique, levant plus de 11 milliards de francs CFA (environ 18,2 millions de dollars US) en 48 heures, dépassant ainsi son objectif initial. Les fonds levés permettront de financer près de 1 200 nouveaux prêts destinés aux PME appartenant à des femmes, renforçant ainsi l’accès au financement pour les entrepreneures en Afrique de l’Ouest.
La publication de rapport n’a pas laissé indifférent le directeur général du Groupe Ecobank : « Les femmes entrepreneures comptent parmi les moteurs les plus puissants de la croissance économique locale en Afrique. Pourtant, beaucoup continuent de faire face à des obstacles en matière de financement qui limitent leur capacité à se développer. Chez Ecobank, nous travaillons à combler cet écart en combinant capital, renforcement des capacités et accès aux marchés grâce à notre plateforme panafricaine. La forte progression des financements accordés aux entreprises dirigées par des femmes reflète à la fois la demande des entrepreneures et l’impact d’initiatives telles que Ellever et notre Gender Bond, qui contribuent à mobiliser des capitaux spécifiquement pour soutenir la croissance portée par les femmes. », a déclaré Jeremy Awori.( photo ci-dessous)

Comme perspective, le Groupe bancaire prévoit d’étendre la version renforcée du programme Ellever à l’ensemble de ses marchés, d’intensifier l’accompagnement non financier, notamment à travers des outils numériques et des parcours de formalisation des entreprises, de renforcer ses partenariats avec les institutions de financement du développement et les investisseurs à impact, et de lancer de nouveaux produits financiers spécialement conçus pour les femmes.
Il sied de rappeler que le Groupe Ecobank est le premier groupe bancaire panafricain du secteur privé. Aussi, couvre-t-il 34 pays d’Afrique subsaharienne, la France, le Royaume-Uni, les Émirats arabes unis et la Chine. Il emploie plus de 14 000 collaborateurs et propose des produits, services et solutions de banque de détail, banque commerciale, banque d’entreprise et banque d’investissement via de multiples canaux, y compris digitaux, à plus de 32 millions de clients. /.
Jean-Baptiste ATTISSO



