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Togo: Mme Kobauyah Tchamdja-Kpatcha éclaire l’opinion sur les raisons du retard dans l’établissement de la nationalité

Suite au retard qu’accuse l’établissement du certificat  de nationalité togolaise pour certains citoyens togolais après  la soumission de leur demande en ligne, le ministère de la justice  et des droits humains  à travers  la Direction Générale de la Nationalité,  a organisé une conférence de presse pour éclairer l’opinion sur l’état de la mise en œuvre de la digitalisation des demandes de certificat de nationalité et des duplicatas.

En effet, depuis le début du processus de digitalisation du certificat de la nationalité,  de décembre 2024  au 30 mars 2026, la plate-forme a enregistré 165. 657 demandes, dont 127.191 dossiers ont été déjà traités. Toutefois, on estime que  20.555 dossiers ont été validés mais jamais déposés, et 17.311 dossiers  nécessitent  des corrections depuis plus d’un an, 37.866 notifications sont  envoyées mais  demeurent  sans réponses.

Ces chiffres sont communiqués par le ministre de la justice et la direction de la nationalité pour situer l’opinion.

Pour la Directrice du Sceau, de la Nationalité et de l’Identité Civile au Togo, Mme Kobauyah Tchamdja-Kpatcha, de nombreux citoyens rencontrent encore des difficultés liées à l’appropriation du système de digitalisation, à la maîtrise des outils numériques encore, à la compréhension des différentes étapes de la procédure qui n’est pas pour autant alarmante comme cela est présentée jusqu’à ce jour.

« C’est précisément pour faire la mise en œuvre de la plate-forme et mettre en lumière les difficultés rencontrées par les usagées dans le cadre des dites demandes », a-t-elle affirmé avant d’ajouter que le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits Humains a jugé opportun d’organiser cette conférence de presse qui vise à informer, sensibiliser et contribuer à l’amélioration continue  du dispositif afin qu’il réponde pleinement aux attentes et au besoin des concitoyens.

« Dans les semaines à venir, il y aura une tournée nationale pour rencontrer les populations dans toutes les préfectures du Togo afin que les échanges qui suivront s’articuleront autour de plusieurs axes de discussions qui permettront de vous éclairer sur l’état d’avancement, les défis rencontrés et ainsi que les perspectives », conclut-elle.

Après analyse des données sur la plate-forme, des observations ont été faites.  Ce qui justifie les 37. 836 notifications qui sont restées sans réponses.

Pour le responsable du  service informatique au Ministère de la Justice,   M. Ben BOKO, l’analyse  amène dans la conclusion est  que  sur la majorité des dossiers qui ont été traités, certains sont envoyés  par des intermédiaires et non par des demandeurs eux-mêmes. « Sur le chiffre des 165.657 dossiers, nous avons à ce jour, 20.555 dossiers traités en attente de dépôt, c’est-à-dire, ce sont des dossiers qui sont régulièrement traités et validés », a-t-il déclaré. Cependant, a-t-il ajouté, « Il y a eu la première étape d’étude et de validation et d’étude  et la dernière étape qui invite les citoyens à venir faire les dépôts physiques, n’a pas été achevée. L’analyse nous a fait comprendre que beaucoup ont enfin recours à des intermédiaires, notamment des centres de service en internet qui utilisent leurs comptes à la place de ceux des citoyens eux-mêmes. Du coup, toutes les notifications envoyées par la plate-forme numérique sont reçues par les intermédiaires en lieu et places  des citoyens. Ce qui nous amène aujourd’hui à conclure que  20.555 dossiers,  n’ont pas eu  de retour vers ces citoyens. En dehors des 20.555 dossiers, il y a eu également 17. 311 dossiers à corriger. On estime qu’après l’étude, il faut offrir des corrections à ces dossiers  pendants dans le système depuis plusieurs mois ou d’un an », a-t-il conclu tout en pointant également un doigt accusateur sur la mauvaise qualité de la connexion internet qui ralentit le processus.

Il faut noter que des questions des journalistes ont trouvé des réponses appropriées. Concernant celle liée aux initiatives des associations de la société civile qui reçoivent des dossiers pour l’établissement des certificats de nationalité qui accuse des retards, la Directrice a relevé le caractère hautain de certains responsables de ces associations qui tentent de supplanter la Direction, en tentant de se mettre à la place de la Direction. « Parfois, ces associations dépassent le quota des dossiers à recevoir. Au lieu de 2000 dossiers autorisés, elles reçoivent jusqu’à 4000 qu’elles déposent, alors que la Direction est contrainte de traiter les dossiers régulièrement déposés en attente », a-t-elle expliqué.  

          Bientôt une tournée d’explication et de  sensibilisation des populations

 

Devant la presse, la Directrice de la Nationalité  a déclaré  qu’il y aura une deuxième tournée nationale de sensibilisation dans les préfectures, après celle de 2024. On ose croire que les discussions directes avec les populations  vont  permettre à la Direction du certificat de la Nationalité,  d’éclairer  leur lanternes sur l’état d’avancement, les défis rencontrés et ainsi que les perspectives.  

Aussi faut-il le préciser que Mme la Directrice était entourée au cours de cette conférence de presse par beaucoup de collaborateurs notamment  MM. Marius Akoda (chef production de la Direction de la Nationalité), Batchassi (chef division chargé de réceptionner des plaintes au niveau du Ministère de la Justice et de faire une vérification au cas où les requérants ne venaient pas à la Direction de la nationalité), Dermane Ismael (Responsable de toutes les démarches de dépôts), Tchaco (responsable de la cellule Planification du Ministère de la Justice), Mme Kao Mansao (Chef division à la coopération à l’Assemblée Nationale, Mme Tchango ( régisseur de Direction de la Nationalité) et le chargé en communication au Ministère de la Justice, M. TEOU-TEOU.

 

David RICARDO

 

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