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Ghana: 40% des hommes ne seraient pas les vrais géniteurs de leurs enfants

Au Ghana, un chiffre fait grand bruit et alimente les débats sociaux: selon un rapport publié en avril 2026 par la société  Blueprint  DNA, 42,3 %  des  hommes ayant effectué un test de paternité entre 2025 et 2026 ne seraient pas les pères biologiques des enfants concernés. Une statistique frappante, qui mérite toutefois d’être replacée dans son contexte pour en saisir toute la portée.

Dans le détail, l’étude révèle que ces résultats proviennent en grande majorité de tests réalisés à titre personnel (87 %), souvent dans des situations de doute ou de suspicion. Les régions du Grand Accra et d’Ashanti concentrent à elles seules plus de 80 % des analyses, avec un taux d’exclusion d’environ 38 %, tandis que les autres régions affichent des niveaux plus élevés, atteignant 52 %. Le rapport souligne également que les cas de non-paternité augmentent avec l’âge des enfants testés, suggérant que les interrogations surgissent parfois tardivement dans la vie familiale.

Mais derrière ces chiffres spectaculaires, les auteurs du rapport appellent à la prudence. L’échantillon étudié n’est pas représentatif de l’ensemble de la population, puisqu’il concerne principalement des personnes déjà animées par un doute. Ce biais de sélection limite fortement toute généralisation. Néanmoins, ces données relancent les discussions sur la confiance au sein du couple, l’accès aux tests ADN et leurs implications sociales dans un contexte ouest-africain en pleine mutation.

 

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